La Villa Florentine, vu par Paris Match

Beauvallon Collection, Hôtel 5 étoiles, Lyon

La Villa Florentine : la renaissance d’une adresse cinq étoiles à Lyon

Perché sur les hauteurs du vieux Lyon, l’hôtel vient de rouvrir ses portes après plusieurs mois de travaux. Dans cet ancien couvent devenu écrin de luxe, le chic monastique prend une nouvelle dimension.

 

Mick Jagger, Clint Eastwood, Mylène Farmer, Vanessa Paradis, sans oublier les groupes de musique Muse, Coldplay et Indochine : loin du luxe attendu (et souvent impersonnel) des chaines d’hôtels de luxe, la Villa Florentine, Relais & Châteaux, est l’adresse où les plus grandes stars françaises et internationales aiment poser leurs valises. Il faut dire que ce lieu chargé d’histoire a de quoi séduire les grands noms de ce monde.

 

 

Edifiée au XVIIe siècle dans le sillage de l’arrivée d’artistes italiens après le mariage d’Henri IV et Marie de Médicis, puis devenue couvent et foyer d’éducation, l’institution lyonnaise renoue aujourd’hui avec son héritage. Aujourd’hui, ce patrimoine architectural classé Monument Historique entre dans une nouvelle ère : acquise fin 2025 par Beauvallon, collection hôtelière familiale lyonnaise fondée par Amaury Rostagnat et dirigée par Lucie Brindjonc, l’adresse mythique perchée sur la colline de Fourvière a fait l’objet d’une rénovation totale menée dans le respect absolu de sa structure d’origine. Une transformation ambitieuse confiée à Joséphine Fossey, figure reconnue de l’architecture d’intérieur et de la curation artistique. Ici, elle signe une direction artistique où chaque espace dialogue avec l’héritage du lieu sans jamais s’y enfermer.

Une déco monastique, pour une une vue à couper le souffle

Chambre, salle de bain, restaurant, terrasse du bar le Segreto, piscine : peu importe l’endroit où l’on se trouve, chaque lieu plonge les visiteurs sur le Vieux Lyon, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, avec ses toits ocre et sa cathédrale Saint-Jean (aussi appelée Primatiale St Jean, siège du primat des Gaules) au premier rang. Et quand le ciel est parfaitement dégagé, le panorama réserve une dernière surprise : tout au loin, le Mont-Blanc se dessine à l’horizon. Grandiose. 

 

Ce havre de paix au coeur de Lyon compte 36 clés et 42 chambres et suites, de 23 m2 pour les chambres supérieures jusqu’à 128 m2 pour les suites avec terrasse. Pierre de Bourgogne et mosaïques signées Fabio Bordi dans les salles de bains, chêne massif pour les agencements sur mesure, soieries précieuses issues des archives de la Maison Prelle: chaque pièce de mobilier (bureau, tête de lit, banc, miroir) a été dessinée spécialement pour la Villa Florentine par l’agence Joséphine Fossey. L’inspiration? Le mobilier ecclésiastique revisité, les lignes florentines, et surtout une certaine idée de l’intemporalité. Car dans les deux bâtiments du XVe siècle et celui du 17e siècle que comptent la villa Florentine, les plafonds à la française et leurs poutres d’origine, tout comme les escaliers en granit, ont été préservés, donnant au lieu un supplément d’âme. Et c’est exactement cette mémoire des siècles passés qui séduit les touristes étrangers. Surtout les américains qui viennent ici goûter à la gastronomie lyonnaise et aux viens de Bourgogne, tout en s’offrant une parenthèse enchantée dans l’histoire de France.

 
 

De la Table ou Comptoir

Aux commandes de La Table de la Villa Florentine, Henri Carlier. Passé par les cuisines de Jean-Louis Nomicos, de Cyril Lignac (Le Quinzième), de Christian Le Squer (Le Cinq), d’Arnaud Donckele (Vague d’Or et Plénitude) et d’Hugo Bourny (Lucas Carton), le jeune chef de 28 ans succède à John Leon qui tenait l’étoile Michelin jusqu’à son départ.

Tomate d’agriz marinée et rafraîchie à l’agastache et à l’huile d’olive verte, Omble cavalier mariné à la mélisse, rouget de roche et sauce giboyeuse au poivre maniguette, agneau de Haute-Loire et aubergines japonaises confites et fumées… Henri Carlier rend hommage à la gastronomie française, dévoilant une cuisine végétale, marine et résolument tournée vers les saisons et les producteurs du coin.

Pour une ambiance bistrot, direction Le Comptoir et ses 18 couverts installés autour d’un grand bar. Même chef, autre tempo : l’ambiance y est plus décontractée et la cuisine plus spontanée. Poireaux vinaigrette, tartare de Boeuf au couteau, Fregola Sarda au jus de coquillages, nduja (une saucisse de porc calabraise pimentée ) et poulpe de roche : les classiques français croisent des accents italiens, comme un écho à l’histoire de cette ancienne demeure florentine. Une jolie adresse pensée pour déjeuner, diner ou simplement déguster l’incroyable pâtisserie Paris-Brest, sans rien perdre de l’élégance du lieu.

Un nouveau spa botanique

Côté bien-être, la Villa Florentine inaugure également une nouvelle adresse : le spa Apoticari, première adresse de la jeune maison de soins botaniques créées en 2024 au Puy-en-Velay, a été pensé comme un espace de renaissance intérieure, inspiré à la fois des thermes florentins de la Renaissance et des rituels apaisants du monde monastique. Massages ou protocoles visage, tous les soins sont réalisés avec les formulations botaniques de la marque auvergnate, des hydrolats de plantes aux huiles végétales, en passant par l’argile verte du Velay, la verveine, camomille, bleuet, ortie ou calendula. Une expérience sensorielle, entre parfums de plantes et textures enveloppantes.

  • Villa Florentine, Relais & Châteaux, 25 montée Saint-Barthélémy, 69005 Lyon. www.beauvallon.com 

 

  • Les Ateliers HUGUES RAMBERT, 9a rue du Commandant Aubrey, ZI Vichy Rhue, 03300 Creuzier-le-Vieux. 
  • site boutique : www.monabatjour.net